Un cahier des charges KNX pour une villa ne doit pas commencer par une liste de marques ou de références. Il doit d’abord décrire les usages, les circuits, les scénarios, les interfaces et les contraintes d’exploitation. Ainsi, les intégrateurs consultés chiffrent le même périmètre et proposent des architectures réellement comparables.
1. Décrire d’abord comment la villa doit fonctionner
D’abord, le maître d’ouvrage doit formaliser les usages pièce par pièce. Par exemple, une chambre peut demander un éclairage général, des liseuses, des rideaux motorisés, une consigne de température et une extinction générale.
Ensuite, l’équipe transforme ces usages en fonctions techniques. Par conséquent, le choix des actionneurs et des fabricants vient après la définition du besoin.
Pour cadrer l’ensemble de la conception, consultez notre guide sur la domotique d’une villa avant chantier.
2. Structurer éclairage, scènes et motorisations dans une même logique
Éclairage
Le document doit distinguer marche/arrêt, variation et éventuellement DALI. Ensuite, il précise les groupes, les commandes et les circuits qui participent aux scènes globales.
Stores, volets et rideaux
Chaque motorisation doit être identifiée avec sa commande locale et ses éventuelles centralisations. De plus, le cahier des charges peut décrire les interactions avec la protection solaire ou le CVC.
Scénarios
Quelques scénarios comme Nuit, Absence, Invités ou Tout éteindre suffisent souvent. Cependant, le document doit préciser les exceptions afin qu’une scène générale ne coupe pas un équipement qui doit rester alimenté.
3. Encadrer le CVC avant la commande des équipements
Le document doit identifier le type de chauffage ou de climatisation : split, gainable, VRV/VRF, ventilo-convecteur, plancher chauffant ou autre solution.
D’abord, l’équipe liste les fonctions attendues : marche, mode, consigne, vitesse et retours d’état. Ensuite, l’intégrateur vérifie les interfaces réellement disponibles.
Pour les systèmes VRV/VRF, voir notre article sur KNX et climatisation VRV/VRF.
4. Définir l’ergonomie et les commandes locales
Un système KNX réussi se juge à la facilité avec laquelle l’occupant comprend la maison. D’abord, le cahier des charges doit préciser les fonctions accessibles depuis les boutons, thermostats, écrans ou applications.
Par exemple, une commande près du lit peut gérer liseuse, stores et scénario Nuit. En revanche, l’application ne devrait pas devenir le seul moyen d’utiliser une fonction essentielle.
Ainsi, la villa reste simple à utiliser même sans accès distant.
5. Coordonner réseau, sécurité et accès distant
Une installation moderne utilise souvent KNX/IP, une supervision, des caméras, de la vidéophonie et plusieurs équipements connectés. C’est pourquoi le réseau doit entrer dans le cahier des charges dès le départ.
D’abord, l’équipe prévoit baie, Ethernet et Wi‑Fi. Ensuite, elle définit la segmentation et les accès distants lorsque cela se justifie.
Par ailleurs, les interfaces avec alarme ou contrôle d’accès doivent garder une séparation claire entre confort et sûreté. Voir nos guides sur KNX Secure et les VLAN.
6. Prévoir tableaux, alimentations et réserves
Les actionneurs, alimentations KNX, interfaces et protections demandent de la place. D’abord, le projet doit définir la répartition des circuits. Ensuite, il garde une réserve suffisante pour la maintenance et les évolutions.
De plus, le cahier des charges doit préciser qui fournit, câble, repère et teste les équipements. Ainsi, les responsabilités entre électricien et intégrateur sont connues avant le chantier.
Notre article sur le tableau électrique KNX approfondit ce point.
7. Définir les modes dégradés avant la programmation
La villa doit rester utilisable lorsqu’Internet, la supervision ou une passerelle devient indisponible. Par conséquent, le cahier des charges doit préciser quelles fonctions restent locales.
Par exemple, les boutons KNX doivent continuer à commander l’éclairage et les stores. Ensuite, le projet doit définir le comportement après un redémarrage ou une coupure secteur.
Ainsi, la robustesse devient une exigence contractuelle et pas seulement une bonne pratique.
8. Prévoir recette, DOE et projet ETS dès l’appel d’offres
La recette ne devrait pas apparaître à la fin comme une formalité. D’abord, le document doit annoncer les tests : commandes, scènes, CVC, motorisations, réseau et modes dégradés.
Ensuite, il doit définir les livrables de fin de chantier : schémas, repérages, sauvegardes, projet ETS et informations d’administration.
Pour cadrer ces éléments, voir notre guide sur le DOE domotique et la réception d’une installation domotique.
Checklist du cahier des charges KNX
- D’abord, listez les fonctions pièce par pièce.
- Ensuite, structurez éclairage, variation, stores et scénarios.
- Par ailleurs, identifiez le CVC et les interfaces disponibles.
- De plus, définissez commandes locales, écrans et applications.
- Puis, coordonnez réseau, sécurité et accès distant.
- Aussi, dimensionnez tableaux, alimentations et réserves.
- En outre, décrivez les modes dégradés.
- Enfin, imposez recette, projet ETS, sauvegardes et DOE.
Conclusion
Pour conclure, un bon cahier des charges KNX décrit d’abord le comportement attendu de la villa. Les produits, la programmation et le chiffrage reposent ensuite sur cette base commune, ce qui rend les offres plus comparables et réduit les zones grises pendant le chantier.














